jeudi 22 octobre 2015 | By: Dorian Lake

Chronique littéraire: Les Dividendes de l'Apocalypse

Note d'intention sur mes avis: si vous suivez ce blog, vous voyez que les rares livres que je vous présente sont jugés favorablement. Ce n'est pas parce que j'aime tout ou que je suis bon public, mais seulement que je choisis sciemment de vous présenter des ouvrages qui m'ont plu. Je ne m'étendrai donc jamais ici sur ceux qui ne m'ont pas convaincus.

J’aime bien les œuvres, quels que soient leur format, qui nous présentent du hors-norme, du grandiloquent, du WTF (Exclamation en Anglais que je ne traduirai pas sur ce blog)... Pas forcément du bizarre ou du compliqué, et surtout pas du raffiné. Mais juste un contexte particulier, Pop et exubérant, une idée déjantée, une imagination à part. C’est pour cela que j’aime autant le pulp ou la série-b et que je m’extasie devant du Planète Terreur. 

Les Dividendes de l’Apocalypse, c’est un peu un bouquin qu’on aurait écrit pour moi. Rien que ça. Déjà ça se passe dans l’espace, sur une cité-état. Cool. Cité-état qui prend le doux nom de Nouveau-Vatican. Ok, là ça devient intéressant. Les gens parlent dans des croix-coms, les gardes suisses ont des hallebardes-fusils-d’assaut et la chapelle Sixtine est un bunker anti-nucléaire. N’en jetez plus, j’achète !

Dividendes

Voilà l’ambiance. C’est de la catholique-exploitation, où l’on suit des personnages intéressants [j'aime beaucoup J3, Eryn (y’a un moment dans son historique de WTF, où l’auteur a décrit le crime parfait…) et surtout le vilain Grand Inquisiteur, Valero)], tous se tirant dans les pattes Borgia style, mais avec des fusils à la place du poison. La trame est simple, classique même, mais les personnages la rendent riche et on la suit avec plaisir. D’autant qu’elle est maîtrisée. Par là j'entends que l'intrigue est recherchée, cohérente et intelligente.

Les dialogues sont malins (surtout ceux qui sont conflictuels), les persos se dévoilent peu à peu, avec un petit bémol en début de récit où l’on suit quelques protagonistes secondaires moins intéressants que les héros. Tenez, puisque je suis sur les faiblesses, je cite la résolution (les scènes juste après le climax) qui ne m’a pas parue couler de source. Par contre le climax est palpitant, les chapitres s’enchainent et poussent le lecteur à l’agonie tant il veut savoir ce qui va se passer.
 Le renouveau de la catho-exploitation !

Pour résumer :

A lire si vous aimez :

- La série-B, le Pulp et le WTF.
- Les manipulations politiques et les coups dans le dos.
- Les anti-héros.

Vous n’y trouveras pas :

- De grands sentiments.
- De sexe ou d’ultra-violence .
- De temps morts.

Si je devais mettre une note, ce à quoi je m’abstiens en général à moins d’aller mettre ma critique sur Amazon, ce serait : 6 sur 5. Et oui, ce qu’on dit sur les auteurs et leur amour des maths est vrai… J’en profite pour remercier Jean-Sébastien Guillermou qui m’avait conseillé ce livre, sans quoi il me serait passé sous le nez.

Bref, un coup de cœur. 


Coup de Projecteur :

Wardruna est un groupe que j’ai découvert, je l’imagine comme beaucoup, grâce à l’excellente série Vikings. Leurs compositions sont extraordinaires et plongent celui qui écoute dans un haut moyen-âge nordique, à bord d’un Drakar arpentant des eaux gelées et se glissant entre les fjords norvégiens.

Pour tout dire, c’est le groupe que j’ai écouté en boucle pour un certain nombre de scènes de mon second roman.

Mais assez parlé, les voici :

1 commentaires:

Jeanne Sélène a dit…

Et en plus, il y a le Mont Saint Michel en couverture, alors là !!! ;) :)

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