mardi 30 juin 2015 | By: Dorian Lake

Avis littéraire : Les Cendres des Roses Mortes

C'était il y a une semaine, sur un des groupes Facebook pour auteurs que j'ai vu le pitch du roman de Gina Dimitri. Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de le lire, sur mon petit Kindle, en ne sachant rien de plus. C'est que le pitch était sacrément bien fait:

Eulalie-Lucéane, a des problèmes bien plus graves que son prénom particulièrement ridicule. Elle qui s’était promis d’écrire un best-seller avant ses vingt-cinq ans, se réveille au matin de son vingt-sixième anniversaire sans avoir en tête le premier mot de l’incipit de son futur chef-d’œuvre. Il n’en fallait pas plus pour la faire plonger dans une crise de la vingt-sixaine d’anthologie. Lorsque le destin, sous les traits de sa meilleure amie Tara, lui accorde de rencontrer un éditeur, son rêve le plus fou semble se réaliser. Elle est sur le point de découvrir qu’il faut faire très attention à ce que l’on souhaite. 

Jusqu’où seriez-vous prêts à aller en échange d’un contrat d’édition ?

 

Moins de 1 € sur Amazon.

Je n’aime pas la notion de critique littéraire. Qui suis-je pour critique le travail de quelqu’un d’autre et pour dire ce qui est bon de ce qui ne l’est pas ? (Étonnamment, je n’ai aucun problème à me faire critique de cinéma, mais passons…) Considérons donc qu’il s’agit là simplement d’un avis personnel qui n’engage que mon appréciation et mon ressenti. Je n’ai pas aimé des œuvres cultes : l’écriture de Stephen King ne me plait pas (même si j’adore les films tirés de ses livres) tout comme j’ai zappé des passages entiers de Tolkien. A côté de ça, j’ai adoré des romans Star Wars, qui sont réputés de piètre qualité, bien qu’à mon avis cela ne soit pas mérité. Bref, je ne suis pas une référence.

Coupons court au faux suspense : j’ai beaucoup aimé Les Roses des Cendres Mortes. Je ne lis que peu de littérature générale et ce n’est donc pas un livre vers lequel je me serais habituellement tourné (même si le livre touche au fantastique et est classé en fantasy, pour moi il se rapproche surtout de la littérature dite « blanche »).

Le récit nous présente une jeune femme qui rêve de devenir écrivaine mais qui n’a jamais rien fait pour, engluée qu’elle est dans un travail sans intérêt, avec un petit ami sans intérêt et vivant une vie de procrastination intellectuelle. Pour tout dire, la partie « métro » du fameux métro, boulot, dodo, semble la plus intéressante. Elle se réveille à vingt-six ans, date fatidique que ne manquent ni la banque, ni la SNCF pour nous rappeler que nous sommes désormais des vieux et que nos rêves de jeunesse n’ont plus lieux d’être et elle se rend compte qu’elle n’a jamais rien écrit. Une rencontre fortuite (disons plutôt orchestrée…) avec un éditeur louche va changer le cours de sa vie.

J’ai trouvé la première partie vraiment très-très bien. Le personnage est cynique et amoral, ses réflexions à la fois drôles et cruelles et son comportement vis-à-vis du reste de l’humanité est, dirons-nous, intéressant. Les scènes de la vie quotidienne sont revisitée avec un filtre noir qui m’a rappelé Gantz et la fin de l’exposition finit en apothéose. Je n’en dirais pas plus sur cette scène, mais le WTF qu’elle produit est rafraichissant. L’écriture me rappelle un peu Lolita Pille, dont j’avais beaucoup aimé Hell.

Même si l’écriture demeure agréable de bout en bout, la suite et la fin du roman m’ont un peu moins intrigué. Le personnage de l’éditeur devient central, mais sans devenir aussi déviant qu’il aurait pu l’être. De même, les relations qu’entretient la protagoniste avec les autres personnages deviennent moins percutantes et la passivité de la jeune fille m’a un peu déçu alors que des échanges enflammés auraient pu avoir lieu. J’aurais aimé également voir tourner certaines scènes dans l’horreur, mais là, c’est un avis très personnel.

Attention, ce n’est pas que je n’ai pas aimé la suite, mais je trouve qu’elle n’ait pas à la hauteur du début, ce qu’il faut d’avantage prendre pour un compliment qu’une critique. L’intrigue reste bien construite et la fin, que l’on sent venir, ne déçoit pas.

C’est un roman atypique dont je conseille la lecture, en attendant le prochain livre d'une écrivaine qui a du talent.
jeudi 25 juin 2015 | By: Dorian Lake

Le Juste Prix pour un livre

Beaucoup d’auteurs aujourd’hui ne passent plus par les maisons d’éditions, que ce soit par choix ou parce que leurs textes ne s’intègrent pas dans les lignes éditoriales des éditeurs. J’envisage, si mon roman est refusé, de me mettre également à l’autoédition.

J’ai donc encore un regard extérieur sur la question et ce sera donc là surtout mon avis de lecteur, plus que mon expérience propre. J’aimerais malgré tout aborder un point qui me semble important et qui pourra peut-être aider de futurs auteurs.

Parlons Prix

J’ai acheté le week-end dernier un livre en version électronique d’une jeune auteure dont le résumé et la couverture m’avaient interpellé (je ferai une critique après lecture). Son roman m’a coûté 0.99€.

Cela n’est pas cher. C’est même le minimum avant la gratuité. Peut-être que s’il était plus cher, je ne l’aurais pas acheté, peut-être... (pour tout avouer, ce n’est pas du tout mon genre habituel).

Mais, tout de même, je trouve que ce n’est pas assez cher. J’imagine le temps qu’elle a passé à écrire, à corriger, à formater et à promouvoir son roman pour finalement le vendre moins cher qu’un café au bar du coin. C’est moins cher qu’un numéro de Public. Il faudrait en vendre une dizaine pour s'offrir un menu big mac et un dessert. 

Je sais, c'est du numérique, ce n'est pas palpable, mais rappelez moi, combien vous coûte une "Video On Demand" sur Orange, ou une barre d’énergie sur candy crush?

Bref.

Prix moyen d'une tasse: 1,56€ selon LCI en 2014

Au-delà de l’aspect rémunération, vendre à trop bas prix n’encourage à mon avis pas les ventes. Imaginez, que toujours sur Amazon, vous trouviez une paire de chaussures en cuir à trente euros. Est-ce que vous auriez confiance ? Ne vous diriez-vous pas qu’il s’agit d’une contrefaçon ou simplement de mauvaise qualité ?

C’est du marketing : le prix est l’un des (cinq) aspects les plus déterminants. Il vaut mieux parfois vendre plus cher pour créer une impression (subjective) de qualité. Vendre à bas prix n’a de sens que si vous voulez et pouvez faire du gros volume. Je pense que c’est pareil pour un livre ou un ebook.

Maintenant, imaginez ces mêmes chaussures, en cuir, à 120 euros. Le prix semble raisonnable, mais un peu cher. Et si ces chaussures à 120 euros étaient en promo pendant quinze jours à -75% ? Elle coûteraient alors 30 euros, le prix dont nous parlions plus tôt, mais ne créeraient plus un état d’esprit de méfiance. 

Au contraire:

"Elles sont jolies tes chaussures.
- Merci. Tu vas pas me croire, je les ai eues en promo. Normalement elles valent 120 euros, mais j'ai payé que 30 balles. Et avant les soldes.
-Quand-même... C'est quelle marque?"

Alors s’il vous plait, amis auteurs, ne bradez pas votre travail. Il vous faudra presque autant d’efforts pour vendre cent livres à 0.99 euros que cent livres à 2.99 euros, ce qui reste très bas, mais dans le second cas vous aurez gagné 200 euros de plus et votre travail aura été valorisé. N’hésitez pas à faire des promotions, pour faciliter la diffusion, pourvu qu'elles soient ponctuelles .


Dorian Lake.
dimanche 21 juin 2015 | By: Dorian Lake

Roman Terminé - Premier Contact avec une Maison d'Edition

Ce week-end a été palpitant pour moi, car il a vu l'aboutissement de pas moins de deux projets. Tout d'abord, j'ai envoyé vendredi soir mon scenario achevé pour le concours de court-métrages dont je vous avais parlé. Un mois pour écrire 15 pages de scenario, j'en suis très satisfait et cela a un goût d'achèvement.

Mais surtout, j'ai terminé la correction d'Isulka la Mageresse. J'ai commencé ce roman il y a un peu moins de six mois et s'il n'est pas très long (152 pages Word en Time News Roman taille 12 pour un total de 56 923 mots), cela reste non négligeable. Je suis surpris d'avoir pu mener à bien ce projet en aussi peu de temps, moi qui avait toujours été un expert de la procrastination.On m'aurait prédit cela il y a un an, j'aurais pris le prédicateur pour un fou ou un ivrogne.

J'ai donc ce jour envoyé mon manuscrit à Bragelonne, ce que j'ai toujours rêvé de faire (en tout cas depuis que je connais Bragelonne...). J'ai de grands doutes sur mes chances, mais ça reste un accomplissement personnel qui a beaucoup d'importance pour moi.

Maintenant, il me reste à contacter d'autres maisons d'édition et à m'armer de patience et de sang-froid. Je devrai aussi me préparer à des refus et de fait à m'auto-éditer, si c'est le cas.  Sans compter qu'il sera également temps de penser à un nouveau roman, vraisemblablement avec les mêmes personnages que je ne me sens pas encore prêt à quitter.

Merci de m'avoir lu et à bientôt!



Dorian Lake
jeudi 18 juin 2015 | By: Dorian Lake

Sense8 - Une série fantastique dans tous les sens du terme!

Aujourd’hui j’aimerais vous parler sans spoilers d’une série récente que j’ai beaucoup aimé et de ce qu’elle fait de bien. Nous ne sommes donc pas exactement dans le domaine littéraire habituel du blog, mais je pense qu’il y a de la matière à améliorer ses écrits également.




La série en question s’appelle Sense8 et son pitch est assez simple : huit personnes à travers le monde accèdent en même temps à une connexion psychique qui les relie désormais (on les appelle « sensates » en anglais, d’où le nom de la série). Ils deviennent ainsi capable de ressentir, de communiquer et de partager avec les autres malgré la distance et des vies très différentes. Bien sûr, une maléfique corporation les recherche…

Le pitch ci-dessus n’avait pas vraiment attiré mon attention et j’ai regardé cette série uniquement parce que j’aime beaucoup les frères et sœurs Wachowski, qui sont les créateurs, en espérant les pardonner pour Jupiter Ascending qui m’avait énormément déçu. Autant dire qu’ils l’ont, mon pardon.

Ce que fait la série de bien ? Le point primordial qui est excellent est le plus important : les personnages. Ils sont très variés : nous avons entre autres un flic de Chicago, une DJ islandaise à Londres, un jeune chauffeur de bus Kenyan fan de Van Damme, une directrice de grande entreprise coréenne, une doctorante indienne sur le point de se marier ou encore une bloggeuse de San Francisco transsexuelle politiquement engagée.

Ces personnages sont tous en trois dimensions, avec chacun des forces, des peines et des démons qui leurs sont propres. Par exemple, c’est la première fois dans une série que je vois un personnage transsexuel qui n’est pas uniquement défini par cet aspect de sa vie, qui est même secondaire. De même, le gay de la série n’a pas le rôle de gay de la série, tout comme le black n’est pas là pour des questions de quotas ethniques. Je préfère ne pas trop en dire pour ne pas gâcher le plaisir, mais les clichés sont évités.


Maintenant, c’est bien beau d’avoir huit personnages au bout du monde, mais comment faire fonctionner cela ? Par moment, lorsque l’un des personnages est en difficulté, un des autres pourra l’aider et prendre quelques instants sa place. L’entraide que s’apportent les personnages donnent une dynamique de chaque instant et les voir se sortir de situations inextricables de la sorte est très réussi et riche. S’ils s’aident de cette manière, la plus grande partie est davantage au niveau émotionnel, par des dialogues et des partages.

La mise en scène quant à elle me rappelle Cloud Atlas : les scènes s’enchainent avec dynamisme et le lien quasi mystique entre les personnages permet des transitions qui ont l’air facile à l’écran. Sans compter que les réalisateurs se lâchent parfois et proposent des scènes que je n’avais encore jamais vu à l’écran, qu’il soit grand ou petit. On sent que cette série est écrite avec le cœur et avec l’âme et que ses thématiques ne sont jamais survolées, sont intelligentes et parfois philosophiques.

L’histoire et le scenario m’ont paru simples et presque habituels, mais le traitement et le travail de fond sur les protagonistes font toute la différence. Au final, c’est l’écriture qui rend cette série géniale, même si je ne suis pas sûr qu’elle plaira à tout le monde…
Où la regarder? Sur Netflix, qui est d'ailleurs gratuit pendant un mois, c'est l'occasion...

Dorian Lake



Copyrights: Toutes les images viennent du Site de Netflix.
jeudi 11 juin 2015 | By: Dorian Lake

Le Jeu de rôle et l'écriture.

Un auteur et, plus particulièrement, un romancier est avant tout là pour raconter une histoire. Pour créer cette histoire il lui faut bien sûr créer des personnages, des enjeux, écrire des descriptions et choisir ses rebondissements. Plusieurs autres médias ont la même fonction et je vais aujourd’hui vous parler du jeu de rôle, qui est à mon avis un formidable outil pour développer l’imaginaire et qui a l’avantage d’être social, à la différence de l’écriture.


Qu’est-ce que le jeu de rôle ?


Vous souvenez-vous lorsque vous étiez haut comme trois pommes et que vous jouiez avec vos petits camarades au gendarme et au voleur ? Le temps d’un jeu, vous deveniez quelqu’un d’autre et faisiez « comme si ». Ce n’était pas vous qui couriez dans le jardin en criant, mais votre voleur d’un jour. Le jeu de rôle est une version pour adulte des jeux de « comme si » que nous avons tous pratiqués un jour ou l’autre.

Dans les faits, comment cela se passe-t-il ? Vous êtes en général entre quatre et cinq, de préférence des copains mais ça marche aussi très bien avec des inconnus. La première étape est de créer un personnage, lié à un univers (qui peut être ou non fictionnel) , selon des règles qui varient d’un jeu ou l’autre. Les jeux en question sont généralement disponibles dans des boutiques spécialisées ou en ligne : ils décrivent un univers et vous donnent des règles de jeu, qui varient considérablement selon les jeux. On peut avoir du très simple ou du très complexe, de l’inintéressant pompé à droite à gauche comme du génie.

Vous devez ainsi décider de votre historique : êtes-vous un criminel du 20ème siècle souhaitant venger vos parents ? Êtes-vous un sorcier-elfe luttant contre un prince orc ? Êtes-vous Jedi déchu ? Tous les joueurs seront dans le même univers, pour une question évidente de cohérence. Vous mettez en général tout cela sur papier et choisissez également vos points forts et faibles, encore une fois en suivant des règles communes : êtes-vous une brute un peu idiote, auquel cas votre force sera importante mais votre intellect limité ? Savez-vous vous battre par la magie mais êtes incapable de vous intégrer à la vie sociale de votre époque ?

Lorsque vous avez fini, ce qui peut prendre selon les jeux entre 15 min et une après-midi, vous obtenez un personnage unique que vous avez créé, qui sera amené à côtoyer les personnages également uniques des autres joueurs, dans le même univers qu’eux. Mais des personnages ne créent pas une intrigue seuls (encore que) : un des joueurs de la table ne prendra pas en main un seul personnage mais au contraire sera responsable de l’histoire, de l’univers et de tous les autres personnages qui peuplent celui-ci. Il est à la fois scénariste et metteur en scène et c’est lui qui vous proposera des situations, des intrigues, des conflits que vos personnages devront résoudre. C’est un animateur, que l’on appelle selon les jeux : conteur, maître du jeu, dungeon master etc…

Exemple : admettons que vous ayez décidé de jouer dans une ambiance film noir. Un joueur jouera sûrement un détective, un autre jouera un journaliste et un troisième jouera la femme fatale. Classique. Le conteur pourra très bien commencer l’histoire sur la scène d’un crime, la police étant en train de passer les lieux au peigne fin. Il vous décrira les lieux (disons une ruelle sombre), le corps (un homme en trench, un poignard dans le dos), les personnes autour des lieux, les autres journalistes… En tant que personnages, il vous reviendra de poser les bonnes questions au conteur pour faire avancer l’histoire : celui qui joue le détective pourra demander s’il y a des traces de pas, si la victime était armée, des signes distinctifs ou autre. Les échanges, à l’oral, feront progresser l’histoire, à la manière d’une œuvre de fiction.

Autre exemple : Plus tard dans l’histoire, le tueur est cerné et une fusillade éclate. Il n’est plus question de parler, mais d’agir. Les personnages diront ce qu’ils font : le détective, armé, se mettra à couvert et tirera sur le tueur. Comment savoir s’il touche ? C’est le moment où les règles entrent en jeu et en général une dose de hasard, symbolisé par les dés, permet de déterminer le succès ou l’échec d’une action. Le conteur est également là pour juger de la cohérence des actions et, le cas échéant, recadrer le jeu et veiller à ce que l’univers soit respecté.



L'intérêt pour l'écriture.

La difficulté, mais aussi tout l’intérêt de conter dans un jeu de rôle, c’est que l’histoire est vivante. Un maître du jeu peut avoir très bien ficelé une intrigue, il ne connaîtra jamais à l’avance les décisions de vos personnages. Vos décisions. Il présente des opportunités et c’est l’imaginaire de chacun qui détermine comment sera vécue l’histoire, comment elle se terminera. Lorsque l’on est conteur dans ce type de jeu, on est sans arrêt surpris par l’intelligence des joueurs, par leurs réactions, par la personnalité de leurs personnages. Ils font des choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé et peuvent rendre épiques des moments que vous jugiez peu intéressant, ou réciproquement.

Lorsque vous écrivez vous pouvez être surpris pas les choix de vos personnages, mais malgré tout vous gardez le contrôle. Partager le contrôle est, à mon sens, beaucoup plus gratifiant. Et cela est inspirant. Imaginez que vous avez une trame pour votre prochain roman, mais avec des points troubles : ne serait-il pas intéressant que de faire jouer cette trame à des personnages et voir comment ils réagissent à votre univers, à votre imagination ? Peut-être que ce duc que vous pensiez très intéressant va s’avérer ennuyeux à mourir mais que ce mendiant que vous aviez à peine élaboré va prendre tout son sens.

C’est également une bonne idée que de jouer un des personnages que vous souhaitez intégré à votre histoire (même si l’univers n’est pas forcément exactement le même). Vous aurez ainsi du vécu en tête, une notion plus claire de sa personnalité, des anecdotes, une façon de penser… C’est ce que j’ai fait pour mon roman.


Pour aller plus loin :

Il y a sur le marché beaucoup de jeux de rôle. Parfois un livre suffit, parfois il faut toute une collection pour jouer, à des prix et surtout des intérêts variables. Voici trois jeux que je peux conseiller, que vous connaissiez ou non ce passe-temps.



Par quel jeu commencer ?

http://www.legrog.org/jeux/monde-des-tenebres-2004/monde-des-tenebres-fr


Le Monde des Ténèbres est un jeu contemporain donnant la part belle au fantastique. La gamme est variée et vous pouvez y jouer aussi bien un humain lambda, un vampire, mage, loup-garou. Il vous faudra le livre « Monde des ténèbres », qui suffit seul pour jouer un être humain, que vous compéterez d’un livre spécialisé pour les autres races surnaturelles. Il y a de nombreux suppléments, mais pour commencer cela est amplement suffisant.

Son système de règles est extrêmement simple et bien conçu et il est adaptable à la plupart des univers que vous pourrez imaginer. Il n’y a pas mieux pour se lancer. Malheureusement, le jeu est devenu assez difficile à trouver depuis quelques années en version légale (du moins en français), mais doit être téléchargeable quelque part.




Le meilleur de la SF :

http://www.black-book-editions.fr/index.php?site_id=187


Un grand coup de cœur si vous aimez la science-fiction : Eclipse Phase. Ce jeu est un peu plus complexe et les règles sont un peu trop touffues, mais il vous présente un univers richissime, crédible et réaliste, avec des thèmes profonds sur la transhumanité, la place de l’homme et de la machine et la politique.

Le pitch de base est, qu’au 22ème siècle, l’être humain est à présent capable de numériser sa conscience et de la convertir en programme informatique. La conquête du système solaire avance, les IA sont devenues incroyablement complexes et des sociétés modernes sont apparues, dominées par des hypercorporations ou des communautés libertaires et open-source (je simplifie).

A noter que le créateur appliquant ses valeurs open-source, la gamme en PDF est librement téléchargeable en anglais, alors qu'en français seul le guide d'introduction est disponible gratuitement.

Hissez les voiles :

http://www.black-book-editions.fr/index.php?site_id=2


Un jeu Français cette fois-ci, Pavillon Noir est un jeu historique, lui aussi assez simple, vous mettant au cœur de l’âge d’or de la piraterie. Vous êtes les membres d’un équipage vivant pour la gloire, l’or et la liberté.

Le livre de base est très détaillé et historiquement riche, si bien que si l’époque vous intéresse, il vaut le coup juste pour son intérêt documentaire. Il vous présente les grandes phases de la piraterie, l’organisation du nouveau monde, d’un équipage et vous donne une foule d’informations intéressantes et facilement utilisables. Son supplément va plus loin et se concentre sur les navires de l’époque et l’art du combat maritime.



Où trouver des joueurs:

Dernier point, si vous voulez vous lancer, il peut-être utile de se rapprocher d'associations qui existent dans la plupart des grandes villes. Vous pouvez pour vous renseigner vous adresser aux boutiques spécialisées, où l'on pourra vous orienter. Pour ceux qui sont en région parisienne, le forum Opale regroupe de nombreux joueurs et a une section dédiée à l'organisation de parties.

Il y a également des conventions qui permettent de s'initier et de rencontrer d'autres joueurs ou des créateurs:

Sur le site du GROG (Guide du Rôliste Galactique), bien documenté sur le sujet, vous trouverez un calendrier complet de tout ce qui se fait.
jeudi 4 juin 2015 | By: Dorian Lake

Concours de Scenarios pour court-métrage.

L’association Génération Écriture, dont j’ai déjà parlé ici, propose un challenge que je trouve très intéressant : l’écriture d’un scénario de court métrage.

Le principe est on ne peut plus simple : vous avez jusqu’au 30 Juin pour envoyer votre scénario selon des modalités indiqués sur le blog créée pour l’occasion et ce scenario pourra donner lieu à un court-métrage. Votre document doit faire un maximum de 15 pages et être rédigé avec une mise en page très précise, propre aux usages de l’industrie du cinéma. Également, comme il s’agit de court-métrages amateurs, éviter la SF, l’action bourrée de CGI ou les déserts/jungles qui coûteraient un bras et ne seraient pas réalisables, même avec toute la bonne volonté du monde.

Les scenarii seront sélectionnés par l’association, puis par les cinéastes amateurs en vue d’être réalisés.

15 Pages en un mois, c’est faisable, n’est-ce pas ?

Non, Cannes c'est pas pour tout de suite...


Ma petite histoire...

J’ai depuis quelques temps l’idée d’une nouvelle ou d’un petit roman d’horreur, mais tous les éléments n’étaient pas encore clairs dans mon esprit. J’avais les personnages principaux, leur relation, leur folie, mais pas les détails et il me manquait l’intrigue principale, ce qui est un peu dérangeant pour écrire un récit vous en conviendrez. Ça a du coup été l’occasion de mettre un peu d’ordre dans tout cela et d’en faire un condensé, une histoire courte et bien sûr plus visuelle. L’intrigue aborde la transformation et la folie et se déroule davantage dans les relations et les dialogues que je ne l’avais d’abord prévu (pour un roman j’entends).


Voici un rapide synopsis :

Zachary, un photographe de mode, apprend que son ex-petite amie est récemment sortie de l’asile après six mois d’internement. Il décide de renouer contact.



Pour l’instant cela prend forme petit à petit. L’écriture d’un scenario est très différente de celle d’un roman, je m’en rends compte, car il s’agit uniquement de « faire voir » au lecteur : les ressentis des personnages, leurs motivations, leurs émotions, tout doit passer par des codes visuels dans un style clair et épuré. Les moyens d’expression sont le dialogue et les actions, c’est tout. C’est spécial, je ne suis pas sûr d’exceller mais l’opération est intéressante.

Cela me permet également de présenter très rapidement un univers particulier que je trouve malsain, en ayant que peu de temps et peu de mot et en comptant sur un éventuel réalisateur pour le mettre en images, avec sa propre vision. Mes personnages, peu nombreux, ont une psychologie que j’ai beaucoup travaillée, étonnamment malgré le peu de temps qu’ils passeront/passeraient à l’écran. Leurs dialogues sont le cœur et doivent être écrits avec une oralité plus forte que dans un roman, pour paraître crédible, sans pour autant être laids. J’ai personnellement choisi de ne pas les faire parler comme dans la vraie vie et de donner un côté plus poétique par moments (je n’emploierai pas le terme théâtral), mais uniquement par moment.

Je suis assez satisfait de certains de ces dialogues, que j’ai voulus acerbes et cruels. Ils créent l’ambiance autant que les éléments visuels et il est plus aisé et plus riche pour moi de représenter des relations dures et liées au péché que des relations agréables. Le conflit, qui est le cœur de tout récit, passe par eux et accessoirement par l’atmosphère visuelle. Si je devais faire la même chose avec un budget, je m’y prendrais peut-être différemment, mais sans effets spéciaux, la tension d’une histoire d’horreur ne peut venir que de cela.

C’est donc une première expérience enrichissante qui j’espère sera concluante.

Si ça vous intéresse de vous y essayer, voici le lien à suivre pour les détails :