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jeudi 2 juillet 2015 | By: Morgane Stankiewiez

La magie dans mon Roman

Mon roman s’intitule Isulka la Mageresse et donc forcément, il aborde la thématique de la magie. J’utilise deux paradigmes de magies qui ont peu à voir. L’un est extrêmement voyant et facile d’accès et pourrait être sorti d’un comics book ou d’un livre pour enfants, alors que l’autre est beaucoup plus ésotérique et travaillé.

La magie d’Isulka



Isulka, le personnage principal, est celle par laquelle on aborde le thème de la magie, car elle-même pratiquante des arts occultes. Elle use d’une magie très simple, à savoir celle du feu. Quand elle claque des doigts, elle fait jaillir des boules de feu et ce sont là des pouvoirs instinctifs plus que appris.

On est dans un concept qui est très fantasy et en décalage avec la réalité. C’est du classique Hollywood, usité jusque la moelle. J’ai choisi quelque chose d’aussi simpliste, je l’avoue, pour le plaisir. Cela me permet d’écrire des scènes brûlantes et impressionnantes, qui vont bien avec le tempérament du personnage, mais qui feront arquer les sourcils des amateurs de Wicca ou d’hermétisme.

Je n’en abuse pas trop cependant et il n’y a que peu de conflits qui se résolvent de la sorte. Cela fait partie du personnage, mais ça ne définit pas le personnage. Je n’aime pas lorsque dans des récits tout se résout par magie et si elle est utile à Isulka par moment, c’est loin d’être une solution miracle et ne fait jamais office de Deus Ex Machina. Jamais l’héroïne n’apparait comme toute puissante et il n’y a pas (trop) de surenchère.


La magie égyptienne



Un autre paradigme qui est présent nous provient des égyptiens et, s’il y a quelques moments plutôt visuels et quelques aberrations pour des amateurs d’occultisme, le cœur de cette magie est beaucoup plus proche de la réalité de l’époque et relève davantage du fantastique que de la fantasy.

Il ne suffit plus de claquer des doigts, car la magie est ici ritualisée et formalisée. Historiquement (je dis historiquement car à l’époque ils y croyaient), les égyptiens lançaient leurs sortilèges notamment en écrivant sur des papyrus. Ils commençaient par conter des histoires ayant attrait à leurs dieux, avant de mentionner ce qu’ils voulaient (en général du mal à quelqu’un). Le texte pouvait alors être passé dans un récipient d’eau, ce qui donnait le pouvoir du sortilège au liquide, qu’il fallait ensuite boire ou utiliser. Plus cruel, ils allaient également trouver des corps enterrés et ils les exhumaient pour leur mettre le papyrus dans la bouche ou entre les doigts, ce afin de mettre en colère l’esprit du défunt qui s’attaquerait ensuite à la cible du sort.

Certains sortilèges se rapprochaient également du vaudou.

On le sent tout de suite, c’est une magie beaucoup plus crédible et elle était pratiquée par les prêtres antiques. Je ne connaissais que peu cet aspect avant d’écrire mon livre et c’est un sujet que j’ai trouvé très intéressant, bien que les sources soient limitées. On comprend assez facilement tous les mouvements d’accros à l’égyptologie et à ses mystères qui ont suivi les découvertes archéologiques du 19ème siècle.

La confrontation entre les deux mondes se fait donc également sur ce côté mystique, où Isulka représente un occident improbable, héritière des Gandalf et Harry Potter, tandis que les égyptiens sont eux ancrés dans les légendes antiques et représentent un orient mystique et mystérieux.

 Une des sources que j'ai utilisées:



 Dorian Lake