Que ce soit dans les romans, les films, les séries TV, ou même les parties de jeu de rôle, il existe une règle tacite qui stipule que les héros ne meurent pas. Comme toute règle, elle est parfois transgressée et les exemples sont pléthore, mais dans la majorité des cas elle est appliquée, hors genres spécifiques (l’horreur par exemple).
Je parlerais surtout de lecture/écriture, mais ce qui est dit ci-dessous est valable pour toute forme de récit, à mon avis.
Je parlerais surtout de lecture/écriture, mais ce qui est dit ci-dessous est valable pour toute forme de récit, à mon avis.
NB: on ne parlera ici que des personnages importants pour le récit. Exit donc le love interest qui meurt pour motiver le héros.
Pourquoi tuer ses personnages principaux ?
Lorsque l’on débute la lecture d’un roman, on sait que l’on va suivre un ou des personnages principaux à travers leurs épreuves. Dans la quasi-totalité des cas, la structure du récit sera la même : mise en situation, péripéties et climax. Les personnages vont traverser ces épreuves et vraisemblablement s’en sortir.
Souvent, particulièrement devant une série TV, lorsque je sais que les acteurs ont signé pour 18 saisons, je ne ressens pas d’inquiétude. Et à 99% des cas, j’ai raison. Même un héros attaché dans une cave sombre avec un tueur en série prêt à le découper, je sais qu’il s’en sortira, par lui-même, par ses amis ou par un lâche deus ex machina. C’est un petit peu moins vrai dans les livres et films, encore que.
Cet état de fait tue la surprise et tue la tension, ce qui est triste lorsque le récit fait tout son possible pour créer du suspense. Bien-sûr, les enjeux compensent l’absence de risque sur la personne du héros, mais rarement suffisamment.
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| On sait tous qu'il va s'en sortir... |
Alors quand dans un récit le pacte de survie du héros est brisé, la tension revient car à présent tout peut arriver. Si on sait que le tueur en série a déjà tué l’héroïne à l’épisode précédent, ce n’est pas la même tension que s’il a toujours tué des personnages secondaires. La mortalité des héros devient alors un moteur de l’intrigue et les lecteurs/spectateurs se demanderont toujours si quelque chose de tragique ne va pas arriver.
Au-delà de la tension, tuer un personnage auquel le lecteur s’est attaché est un bon moyen pour créer du pathos et de l’émotion. C’est quelque chose qui est évidemment plus facile à faire dans un roman stand-alone que dans une série de livres et cela doit servir l’intrigue avant tout, mais la mort peut rendre un personnage inoubliable (Aerith je dis ton nom !). Regardez toutes les tragédies, qu’elles soient grecques ou shakespeariennes : les personnages meurent et pourtant leur aura n’en brille que plus fort.
Dernier point, cela ajoute de la crédibilité à l’histoire. Les héros meurent aussi, notamment dans l’Histoire avec un grand H. Ne pas avoir de héros immortels peut leur donner une touche supplémentaire d’humanité et de réalisme, ce qui ne saurait nuire à votre récit.
Pourquoi ne pas tuer ses personnages principaux ?
Premier cas, vous écrivez une série de bouquins. Il devient alors évidemment très compliqué de tuer vos protagonistes principaux, car sur leurs épaules reposent les livres futurs, que ce soit en machin-logies ou pour des livres indépendants mais avec les mêmes personnages. Pour tout avouer, c’est exactement mon cas. Les personnages principaux que je crée reviendront très certainement dans d’autres tomes et ce serait assez stupide de ma part de les tuer alors qu’ils seront plus utiles vivants.
Si la mort potentiel peut apporter de la tension, ce n’est pas la seule solution. La peur de voir le héros perdre ce qu’il a de plus cher sans que ce soit nécessairement sa vie peut apporter beaucoup et le rendre vulnérable. On dit souvent qu’il y a pire que la mort et c’est sûrement vrai. Ce qui arrive à Bran Stark ou à Jaime Lannister dans Game of Thrones est bien plus terrible que pourrait être leur mort, par exemple. L’avantage d’avoir un personnage à qui il arrive une tragédie qui ne le tue pas, c’est que le personnage est encore là pour apporter au récit, ce qu’il aurait du mal à faire s’il était décédé.
Au-delà de la tension, tuer un personnage auquel le lecteur s’est attaché est un bon moyen pour créer du pathos et de l’émotion. C’est quelque chose qui est évidemment plus facile à faire dans un roman stand-alone que dans une série de livres et cela doit servir l’intrigue avant tout, mais la mort peut rendre un personnage inoubliable (Aerith je dis ton nom !). Regardez toutes les tragédies, qu’elles soient grecques ou shakespeariennes : les personnages meurent et pourtant leur aura n’en brille que plus fort.
Dernier point, cela ajoute de la crédibilité à l’histoire. Les héros meurent aussi, notamment dans l’Histoire avec un grand H. Ne pas avoir de héros immortels peut leur donner une touche supplémentaire d’humanité et de réalisme, ce qui ne saurait nuire à votre récit.
Pourquoi ne pas tuer ses personnages principaux ?
Premier cas, vous écrivez une série de bouquins. Il devient alors évidemment très compliqué de tuer vos protagonistes principaux, car sur leurs épaules reposent les livres futurs, que ce soit en machin-logies ou pour des livres indépendants mais avec les mêmes personnages. Pour tout avouer, c’est exactement mon cas. Les personnages principaux que je crée reviendront très certainement dans d’autres tomes et ce serait assez stupide de ma part de les tuer alors qu’ils seront plus utiles vivants.
Si la mort potentiel peut apporter de la tension, ce n’est pas la seule solution. La peur de voir le héros perdre ce qu’il a de plus cher sans que ce soit nécessairement sa vie peut apporter beaucoup et le rendre vulnérable. On dit souvent qu’il y a pire que la mort et c’est sûrement vrai. Ce qui arrive à Bran Stark ou à Jaime Lannister dans Game of Thrones est bien plus terrible que pourrait être leur mort, par exemple. L’avantage d’avoir un personnage à qui il arrive une tragédie qui ne le tue pas, c’est que le personnage est encore là pour apporter au récit, ce qu’il aurait du mal à faire s’il était décédé.
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| Oui Barbara Gordon survit, mais Batgirl c'est fini |
C’est un point important en jeu de rôle. Quand vous tuez un personnage en jeu de rôle, vous condamnez le joueur à jeter celui qu’il a créé et développé pendant parfois des dizaines de parties et il doit retrouver un concept et repartir de zéro. Je préfère en général trouver une solution non mortelle, qui saura relancer le récit et le suspense mais sans créer cette déception.
En conclusion ?
Je n’ai rien contre tuer des personnages principaux, même avant la fin et j’aime souvent les récits qui osent le faire. C’est un choix difficile et qui a du mérite. Ce n’est cependant pas le seul moyen de créer du suspense et de la crédibilité et son seul défaut reste qu’une fois le personnage mort, il n’apportera plus ou en tout cas moins au récit.
En conclusion ?
Je n’ai rien contre tuer des personnages principaux, même avant la fin et j’aime souvent les récits qui osent le faire. C’est un choix difficile et qui a du mérite. Ce n’est cependant pas le seul moyen de créer du suspense et de la crédibilité et son seul défaut reste qu’une fois le personnage mort, il n’apportera plus ou en tout cas moins au récit.






























