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dimanche 3 septembre 2017 | By: Morgane Stankiewiez

Je suis enceinte...


... d'une petite entreprise

Cela fait un moment que je pense à me publier moi-même et que je me renseigne sur les possibilités et les avantages. J’en ai parlé à des auteurs qui s’autoéditent, comme Nathalie Bagadey, qui m’a beaucoup apporté sur le sujet, qu’elle maîtrise mieux que bien ! J’ai aussi vu le succès d’auteurs comme G Dimitri, ou James Osmont, et j’ai peu à peu réalisé que ce n’était pas une mauvaise idée de me lancer moi-même.

Mais, j’ai aussi réalisé dans mes recherches qu’il était assez compliqué de s’autoéditer d’un point de vue fiscal. En effet, il ne suffit pas de mettre en ligne un ebook et de déclarer les revenus comme le ferait un auteur passant par une maison d’édition. Seuls les fonctionnaires peuvent le faire, si je ne me trompe pas. Pour tous les autres, il faut monter une entreprise, avec les complications que cela sous-entend. Le choix de la microentreprise (autrement appelé autoentrepreneur) revient ainsi souvent, mais cette structure a une faille assez importante lorsque l’on vend un produit physique : on n’est pas imposé sur les bénéfices, comme une société, mais sur le chiffre d’affaires. En gros, si vous vendez un livre 20€ mais que vous avez eu des charges d’un montant de 15€, vous êtes imposés sur les 20€, alors qu’une entreprise classique le sera sur les 5€ (20-15). Et cela change tout sur le moyen et le long terme.


Bref, cela explique pourquoi je ne m’étais pas lancé plus tôt. Je cherchais la bonne structure pour me publier, et la bonne occasion.

Celle-ci est venue récemment, lorsque mon entreprise a proposé un plan de licenciement. J’ai décidé de me porter volontaire et, pour ce, il me fallait présenter un projet. Celui-ci était tout trouvé : me publier en montant une vraie entreprise. Il ne s’agit donc plus d’autoédition, mais d’une maison d’édition classique, quoique petite.

J’ai monté un business plan, que j’ai proposé à la commission étudiant les projets, et malgré la fragilité de celui-ci (le monde de l’édition n’est pas une bonne idée pour gagner de l’argent, c’est vraiment juste une question de passion), mon projet a été validé.


Bientôt !
Je suis donc en train de préparer ce projet de création d’entreprise. Je vais suivre des formations auprès du Syndicat de l’Édition pour me professionnaliser, et je suis suivi par un consultant en création d’entreprise. En parallèle, j’ai contacté plusieurs professionnels, pour le logo, le site web, les maquettes, corrections, et toutes les activités classiques d’une maison d’édition. Mon projet commence donc à prendre forme ! Voilà donc quelques informations que je peux déjà vous donner à ce stade :

  • Il s’agira bien entendu d’une maison dans les genres de l’Imaginaire, y compris l’horreur.

  •  Je compte publier en numérique et en physique, par l’impression à la demande dans un premier temps.

  • Les premières publications sont prévues pour le premier trimestre 2018.

Cela faisait un moment que je voulais l’annoncer au monde, mais l’aventure éditoriale commence bientôt et j’espère que je pourrai aider de jeunes auteurs à se lancer, comme Lune Écarlate m’a aidé il y a deux ans maintenant.

J’en profite pour vous demander votre avis, car qui dit création d’entreprise dit étude de marché, et j’en ai justement préparé une à vous soumettre. Cela vous prendra quelques minutes seulement et m’aidera à mieux comprendre le lectorat : cliquer ici pour répondre au questionnaire.

Si vous avez des commentaires, des suggestions, des retours d'expérience, n'hésitez pas à les partager !


mercredi 5 avril 2017 | By: Morgane Stankiewiez

Mon Projet Dark-SF



Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un projet qui me tient particulièrement à cœur et dans lequel je me suis lancé corps et âme depuis un petit mois. Il s’agit d’un tout nouveau roman, dans un univers mélangeant une science-fiction organique, sale et centrée sur la symbiose entre l’homme et la chair, saupoudrée de Magie au sens hermétique, et lorgnant du côté des mythes infernaux, chrétiens mais pas que.

Oui, je sais, je ne suis pas très bon vendeur.

Le pitch sonne mieux :

À l’aube du 24e siècle, un passeur des enfers est prêt à tout pour ramener sa fille du monde des morts.

On a donc un héros, Sebastiaan Dremence, qui était marchand d’art dans le monde contemporain, et qui a perdu sa femme et sa fille. Lors de sa mort, la culpabilité l’a mené en enfer. L’histoire aurait pu s’arrêter là, et n’aurait pas brillé par l’originalité.

Mais il ne s’agit dans ce roman que de l’historique du personnage, car celui-ci a découvert la Magie et est revenu des enfers, plusieurs siècles plus tard, dans un monde futuriste malsain, qui n’a finalement pas grand-chose à envier aux plans d’en-dessous.

Il travaille pour un cartel infernal, en tant que passeur, tandis qu’il cherche à sortir sa fille de là.

Je n’en dis pas plus sur le fond (tout cela apparaît dans le premier chapitre et ne constitue qu’une base de départ. Ce n’est pas du spoil, ne vous inquiétez pas).


Au niveau des influences, Sebastiaan est un personnage que j’ai eu l’occasion de jouer en jeu de rôle sur table, dans l’univers-maison d’un ami, qui m’a inspiré en grande partie le cadre futuriste. On peut considérer à ce titre qu’il s’agit de fan-fiction, dont les références ne sont connues que d’un tout petit groupe (et bien malheureusement, car l’univers est grandiose).

Si le cœur vous en dit, vous pouvez le télécharger ici.

Côté public, je dirais que ça pourrait plaire aux amateurs de SF douce (le côté hard-SF es totalement ignorée), qui aiment les cadres noirs et malsains. Si vous appréciez du Clive Barker (mon Dieu littéraire), du David Cronenberg, ou les films de Dark-SF comme l’Armée des Douze Singes, Dark City ou autre, vous devriez vous y retrouver (en moins bien, hein… N’exagérons pas). L’aspect mystique s’inspire davantage de l’ésotérisme réaliste, qu’il rend un peu plus visuel, mais se base sur les pratiquants réels.

Cronenberg, dont je comprends l'obsession pour la chair.
Le projet avance très bien, j’écris depuis la mi-mars à un rythme de 2000 mots par jour (hors w-ends), et j’ai déjà une centaine de pages Word. J’ai publié le début sur Wattpad, et j’hésite à ce stade à continuer, car je me rends vraiment compte qu’il y a un fort potentiel et j’aimerais bien le faire éditer par une grande ME.

Ce sera vraisemblablement mon plus long projet à ce jour. À titre de comparaison, il fait déjà 80% d’un tome d’Isulka, et j’en suis vers le milieu. Je suis beaucoup plus bavard que sur d’autres sujet, et je m’y éclate. Les mondes que j’écris me plaisent beaucoup, et les personnages prennent de la substance au fil de ma plume, dont certains que je n’avais pas prévus à la base. J’écris en effet sur plan, mais me laisse beaucoup de péripéties à découvrir moi-même.

Je vous tiendrai au courant de la suite de l’avancée, mais j’ai un bon feeling pour ce texte et j’espère qu’il trouvera une voie royale vers vos petites mains.