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samedi 19 septembre 2015 | By: Morgane Stankiewiez

Isulka la Mageresse sera édité!

 Veuve Clicquot pour fêter ça.

Isulka est un personnage qui me tient à cœur et qui vit dans mon esprit depuis quelques années. Lorsque je l’ai créée, je pensais qu’elle ne vivrait que lors de quelques parties de jeu de rôle, dans un cadre restreint et privé. Elle n’était pas destinée à devenir un personnage de roman et à devenir connue, ne serait-ce par un petit nombre de lecteur.

Pourtant, cette mageresse au caractère indomptable n’a pas voulu se faire oublier une fois les parties de jeu de rôle terminées. Elle ne m’a pas laissé l’enterrer dans la fosse commune des personnages un jour joués, un jour oubliés. Telle Uma Thurman dans Kill Bill, elle s’est extirpée de sa tombe et m’a forcé, arme au poing, à écrire son histoire.

Je lui ai dit que ce serait douloureux, que j’étais incapable de lui écrire une petite romance tranquille au coin du feu : elle risquerait sa vie, son honneur et sa santé mentale. Je lui ai dit que même si elle survivait à toutes ces pages et à tous ces mots que je mettrai en travers de son chemin, elle ne serait jamais lue, jamais éditée, vouée à l’abandon sur un vieux disque dur. Je lui ai conseillé de retourner dans sa tombe, elle y serait plus cosy. Mais ce n’est pas le genre de femme qui fait ce qu’on lui dit.

Il faut comprendre qu’Isulka n’est pas religieuse et n’a que peu de dévotion envers son créateur, c’est-à-dire moi. Elle est déterminée et bien qu’un peu lâche, elle ne se laisse pas faire. Qu’importe donc qu’elle ne soit pas éditée : s’il le faut, ce sera à moi de l’autoéditer. Elle est comme ça, Isulka, quand elle ne passe pas par la grande porte, elle escalade le balcon, manque de se briser le cou, jure devant la porte-fenêtre close mais, après moult péripéties, elle parvient ridiculement héroïquement à se glisser par la chatière.

Pourtant… Pourtant, une jeune femme aussi impossible et insupportable a su plaire, je ne sais trop comment, à d’autres que moi. C’est probablement l’avantage de maîtriser la magie, ça permet d’envoûter le lectorat et de lui faire croire l’espace d’un instant qu’on est une héroïne de roman, belle, fraiche et pure. Et la magie d’Isulka est puissante, c’est un jouet que je n’aurais jamais dû lui mettre entre les mains, car non seulement elle a envoûté mes « beta-lecteurs », mais également un comité de lecture entier.

Je pense, en toute honnêteté, que les membres de ce comité ont simplement vu de quoi elle était capable dans les pages du roman et qu’ils se sont dits que non, ce ne seraient pas eux qui se la mettraient à dos. Il y a la police pour ça, voire, au pire, l’inquisition. Hop, rebelote avec la directrice de collection (je n’ai pas eu vent des négociations) et voilà qu’Isulka, cette piquante garce, se retrouve sur la voie de l’édition. Ce petit roman rédigé sous la contrainte par votre serviteur (enfin, surtout SON serviteur…) a été accepté par un éditeur.

C’est donc avec une certaine fierté que je vous annonce qu’Isulka la Mageresse sera édité par Lune Écarlate, dans sa nouvelle collection Lune Mécanique.

Lune Ecarlate

Isulka a donc fait le premier pas vers l’immortalité par l’art et, surtout, par la conquête des cerveaux des victimes qui liront mes pages et qui devront, je l’espère du moins, se souvenir d’elle jusque sur leur lit de mort. Qui sait, peut-être que l’un ou l’une d’entre vous la verra lorsque sa vie défilera devant ses yeux, son petit sourire sardonique l’accompagnant dans l’au-delà. Dit comme ça, je le conçois, ça fait un peu glauque. Mais je vous assure, sous ses airs de dure à cuire, elle a un cœur qui, s’il n’est pas géant, a le mérite de battre avec force et passion.

Voilà, j’aimerais donc dire félicitations à Isulka et un grand merci aux autres personnages, dont Scipione qui fait malgré tout partie de la tête d’affiche du roman et qui, avouons-le, est un charismatique side-kick (ne lui répétez pas par contre, il a le sang chaud et le duel facile). Un autre grand merci à Lune Écarlate qui a décidé contre tout bon sens de faire confiance à cette mageresse peu recommandable.

Enfin, je vous dis bonne chance, futurs lecteurs. Vous en aurez besoin…
jeudi 2 juillet 2015 | By: Morgane Stankiewiez

La magie dans mon Roman

Mon roman s’intitule Isulka la Mageresse et donc forcément, il aborde la thématique de la magie. J’utilise deux paradigmes de magies qui ont peu à voir. L’un est extrêmement voyant et facile d’accès et pourrait être sorti d’un comics book ou d’un livre pour enfants, alors que l’autre est beaucoup plus ésotérique et travaillé.

La magie d’Isulka



Isulka, le personnage principal, est celle par laquelle on aborde le thème de la magie, car elle-même pratiquante des arts occultes. Elle use d’une magie très simple, à savoir celle du feu. Quand elle claque des doigts, elle fait jaillir des boules de feu et ce sont là des pouvoirs instinctifs plus que appris.

On est dans un concept qui est très fantasy et en décalage avec la réalité. C’est du classique Hollywood, usité jusque la moelle. J’ai choisi quelque chose d’aussi simpliste, je l’avoue, pour le plaisir. Cela me permet d’écrire des scènes brûlantes et impressionnantes, qui vont bien avec le tempérament du personnage, mais qui feront arquer les sourcils des amateurs de Wicca ou d’hermétisme.

Je n’en abuse pas trop cependant et il n’y a que peu de conflits qui se résolvent de la sorte. Cela fait partie du personnage, mais ça ne définit pas le personnage. Je n’aime pas lorsque dans des récits tout se résout par magie et si elle est utile à Isulka par moment, c’est loin d’être une solution miracle et ne fait jamais office de Deus Ex Machina. Jamais l’héroïne n’apparait comme toute puissante et il n’y a pas (trop) de surenchère.


La magie égyptienne



Un autre paradigme qui est présent nous provient des égyptiens et, s’il y a quelques moments plutôt visuels et quelques aberrations pour des amateurs d’occultisme, le cœur de cette magie est beaucoup plus proche de la réalité de l’époque et relève davantage du fantastique que de la fantasy.

Il ne suffit plus de claquer des doigts, car la magie est ici ritualisée et formalisée. Historiquement (je dis historiquement car à l’époque ils y croyaient), les égyptiens lançaient leurs sortilèges notamment en écrivant sur des papyrus. Ils commençaient par conter des histoires ayant attrait à leurs dieux, avant de mentionner ce qu’ils voulaient (en général du mal à quelqu’un). Le texte pouvait alors être passé dans un récipient d’eau, ce qui donnait le pouvoir du sortilège au liquide, qu’il fallait ensuite boire ou utiliser. Plus cruel, ils allaient également trouver des corps enterrés et ils les exhumaient pour leur mettre le papyrus dans la bouche ou entre les doigts, ce afin de mettre en colère l’esprit du défunt qui s’attaquerait ensuite à la cible du sort.

Certains sortilèges se rapprochaient également du vaudou.

On le sent tout de suite, c’est une magie beaucoup plus crédible et elle était pratiquée par les prêtres antiques. Je ne connaissais que peu cet aspect avant d’écrire mon livre et c’est un sujet que j’ai trouvé très intéressant, bien que les sources soient limitées. On comprend assez facilement tous les mouvements d’accros à l’égyptologie et à ses mystères qui ont suivi les découvertes archéologiques du 19ème siècle.

La confrontation entre les deux mondes se fait donc également sur ce côté mystique, où Isulka représente un occident improbable, héritière des Gandalf et Harry Potter, tandis que les égyptiens sont eux ancrés dans les légendes antiques et représentent un orient mystique et mystérieux.

 Une des sources que j'ai utilisées:



 Dorian Lake
dimanche 21 juin 2015 | By: Morgane Stankiewiez

Roman Terminé - Premier Contact avec une Maison d'Edition

Ce week-end a été palpitant pour moi, car il a vu l'aboutissement de pas moins de deux projets. Tout d'abord, j'ai envoyé vendredi soir mon scenario achevé pour le concours de court-métrages dont je vous avais parlé. Un mois pour écrire 15 pages de scenario, j'en suis très satisfait et cela a un goût d'achèvement.

Mais surtout, j'ai terminé la correction d'Isulka la Mageresse. J'ai commencé ce roman il y a un peu moins de six mois et s'il n'est pas très long (152 pages Word en Time News Roman taille 12 pour un total de 56 923 mots), cela reste non négligeable. Je suis surpris d'avoir pu mener à bien ce projet en aussi peu de temps, moi qui avait toujours été un expert de la procrastination.On m'aurait prédit cela il y a un an, j'aurais pris le prédicateur pour un fou ou un ivrogne.

J'ai donc ce jour envoyé mon manuscrit à Bragelonne, ce que j'ai toujours rêvé de faire (en tout cas depuis que je connais Bragelonne...). J'ai de grands doutes sur mes chances, mais ça reste un accomplissement personnel qui a beaucoup d'importance pour moi.

Maintenant, il me reste à contacter d'autres maisons d'édition et à m'armer de patience et de sang-froid. Je devrai aussi me préparer à des refus et de fait à m'auto-éditer, si c'est le cas.  Sans compter qu'il sera également temps de penser à un nouveau roman, vraisemblablement avec les mêmes personnages que je ne me sens pas encore prêt à quitter.

Merci de m'avoir lu et à bientôt!



Dorian Lake
vendredi 15 mai 2015 | By: Morgane Stankiewiez

Couverture d’Isulka La Mageresse


Heureux événement ! J'ai cette semaine reçu la couverture, ou du moins l'illustration de mon roman!

Il y a un peu plus d’un mois, je suis tombé totalement par hasard sur la galerie DeviantArt de Virginie Carquin, une artiste illustratrice et je suis tombé sous le choc et sous le charme de l’une de ses créations : en effet, pour la première fois j’ai vu une représentation qui me faisait penser à Isulka, le personnage principal de mon roman. Le visage, l’attitude, la posture, tout était là, une révélation.

Je vous laisse découvrir l’illustration en question (celle-ci n’est évidemment pas libre de droits):


Commission___uderna_by_virginiecarquin-d74y708.jpg



Cependant, utiliser cette image pour mon livre était hors de question. D’une l’image était déjà vouée à apparaitre dans un autre ouvrage et d’autre part, la magie que semble pratiquer le personnage est trop différente de ce que je décris et ne serait donc pas représentative du roman.

J’ai donc pris directement contact avec Virginie et lui ai demandé de réaliser la couverture de mon roman. C’est quelque chose qui se fait fréquemment sur DeviantArt et je ne saurais d’ailleurs que le conseiller, car de nombreux artistes font des œuvres magnifiques et je trouve qu’avoir une belle couverture de livre est important.

Virginie s’est montrée intéressée et je lui ai fourni des extraits de mon texte ainsi que des images qui pouvaient être intéressantes (notamment la Tour Eiffel à la fin du XIXème siècle ou des armes de l’époque). Ce début de semaine, après un mois de travail, elle est revenue vers moi avec la version finale de cette illustration qui est tout simplement superbe (bien sûr, celle-ci n’est pas non plus libre de droit).



J’ai presque peur à présent de me faire éditer, car je sais que les maisons d’éditions ont généralement leurs propres contrats avec des illustrateurs et je serais bien triste de ne pas voir celle-ci sur mon livre...

Dorian Lake